Orient Bay

La Baie Orientale s’est dotée de villas de luxe, d’hôtels de charme, attirant une clientèle haut de gamme et les personnalités de la Jet Set internationale. L’engouement pour la Baie Orientale, élue plage la plus glamour des Caraïbes en 2015, tient à l’exceptionnelle beauté de cette immense étendue de sable blanc et à ses animations : restaurants, activités nautiques en tous genres ou farniente.

Sur une mer turquoise, on y propose un grand éventail d’options sportives. A la « Baie O » vous pourrez notamment pratiquer, pour un après-midi dynamique : kitesurf, windsurf, Hobbie-cat, kayak, pirogue hawaïenne, surf, paddle, plongée sous-marine, snorkeling, parachute ascensionnel, ski nautique, jet ski, beach-volley, etc.
Sur place aussi, ou à faible distance : planche à voile, catamaran, pêche au gros, location de bateaux, bateaux taxis pour les îlets, Quad, équitation, golf …

 

La découverte des côtes inaccessibles et des îlets environnants en scooter des mers, accompagné d’un guide, la plongée au milieu des poissons tropicaux resteront des souvenirs de vacances inoubliables. Une « serre à papillons » toute proche mérite aussi le détour.
Le nom de baie orientale devrait provenir de sa situation géographique. Or, sur les cartes anciennes, elle est nommée : « baie d’Orléans » et non pas « Orientale ». D’ailleurs, à proximité, en allant vers la partie hollandaise de l’île se trouve toujours le « Quartier d’Orléans ».
On la trouve aussi désignée sous le nom de « Baie des Flamants ». A propos de cette orthographe, indécelable phonétiquement, le doute subsiste sur son origine : certes le 22 juin 1676 pendant la guerre de Hollande, une importante flotte des Provinces-Unies (Flamands) y débarqua et saccagea la partie française. Cependant l’orthographe fait plutôt référence à la présence, dans les étangs salés, de colonies de flamants roses qui s’y nourrissaient. Ces oiseaux ont été exterminés depuis longtemps, et remplacés, côté hollandais par des nichées de pélicans, et, côté français par d’innombrables aigrettes neigeuses.

surfeur
Quoiqu’il en soit, la Baie « O » c’est une bande originale : un tombolo (banc ou bande de sable) entre l’étang de Chevrise et un « tombolo fossile » situé à son extrémité est, forme ce que chacun désigne comme « La » plage de Saint-Martin. Cette zone plate de sables s’étend jusqu’à l’étang des Salines d’Orient. Elle est adossée au morne Griselle (alt. : 58 m) qui est le pied d’une ride remontant à la crête du Pic Paradis (alt. : 420m). En son centre, au pied d’une petite butte isolée (haute de 23 m) située en bord de plage, débouche la ravine dite de Petit-fond.

En 1985, cette zone était encore totalement vierge de lotissements. Un premier gros projet de développement immobilier n’avait pas abouti, mais suite à la loi de défiscalisation DOM-TOM de 1986 dite « Loi PONS », ce fut bientôt une pléthore de réalisations immobilières. Elles ont obtenu de nombreuses dérogations à la directive d’ORNANO du 25 août 1979, qui déclarait inconstructible la bande des 100 mètres de large le long du littoral. En sus, une succession d’autorisations d’occupations temporaires (AOT) permit l’installation de bars-restaurants et l’occupation de la plage par des plagistes sur presque toute sa longueur. Les destructions produites par l’ouragan Luis en 1995 sont maintenant invisibles : tout a été très vite reconstruit.

En 1848 les deux grands étangs ont été exploités de façon semi-industrielle : l’étang de Chevrise par le notaire Charles de MERY d’ARCY associé à Auguste-François PERRINON, les Salines d’Orient par Pierre Daniel BEAUPERTHUIS. Il était le père du fameux médecin Louis Daniel BEAUPERTHUY, découvreur du vecteur de la transmission de la fièvre jaune. La maison coloniale familiale qui subsiste est un adorable bric-à-brac, musée dont l’accueil et la visite, par le maître des lieux, dernier descendant de la lignée, est un voyage en soi, dans le passé, les souvenirs et l’invasion progressive de la nature.

Depuis les années soixante-dix, l’extrémité droite de la plage est un club-hôtel naturiste.